| Bread
and roses Ken Loach Sélection Officielle
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La frontière entre le Mexique et les …tats-Unis. Aidé
par deux passeurs douteux, un petit groupe va réussir à se
frayer un chemin pour une nouvelle vie
Dès les premières
images de Bread and Roses, filmées en plans rapprochés
et caméra à lépaule, Ken Loach nous plaque demblée
sur le terrain et nous met au côté de léquipe
à défendre. Parmi les clandestins, Maya (Pilar Padilla) est
une jeune femme volontaire qui va rejoindre sa sur a”née,
installée depuis une dizaine dannées à Los Angeles.
Rosa (interprétée par Elpidia Carillo, au jeu intérieur
très convaincant) travaille dans une grosse entreprise de nettoyage.
Exploitée comme dautres travailleurs immigrés, en majorité
latino-américains aux situations plus ou moins irrégulières,
Rosa gagne aussi peu quelle se plaint, trop inquiète de risquer
ne plus pouvoir assurer la vie des ses enfants et de son mari malade. Une
fois sa sur engagée auprès delle, cest donc
avec réticence et inquiétude quelle verra na”tre
les mouvements de protestation puis de grève, orchestrés par
un trublion idéaliste, militant acharné, forcément
un peu amoureux de Maya
Cest sans doute là que le bât blesse ( un peu, comme toute charge un peu lourde). Si en |
franchissant
une fois encore lAtlantique, Ken
Jean Gouny
Loach ne vend pas son âme au diable du Bois Sacré, sil garde sa ferveur dans la dénonciation dinjustices, sa hargne dans la défense des catégories opprimées, sa juste complicité avec les " petits " dont il sait si bien faire ressortir la grande dignité, il ségare dans des intrigues amoureuses qui frisent le hors-sujet. Mal ma”trisés en tous cas les épanchements amoureux de Maya, que ce soit pour Sam (pourtant très bien campé par Adrien Brody, déjà brillant dans The Thin Red Line de Terence Malik et dans Summer of Sam de Spike Lee), ou pour son collègue Ruben, tiraillé entre la volonté de combattre au côté de celle dont il est épris, et lobtention de son sésame pour entrer à luniversité. Malgré cette réserve, sans doute dautant plus sévère quelle sadresse au réalisateur de Kes, Riff-Raff ou Raining Stones, Bread and Roses mérite la louange, ne serait-ce que pour cette fabuleuse leçon de cinéma : le monologue de Rosa, poignante comme létait Lady Bird dans son combat, surpassant un discours tristement prégnant pour atteindre une force émotionnelle rare. |
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| 1h50 - Grande-Bretagne - Scénario et dialogues : Paul Laverty - Images : Barry Ackroyd - Décor : Martin Johnson - Musique : George Fenton - Montage : Jonathan Morris - Interprètes : Pilar Padilla, Adrien Brody, Elpidia Carrillo, Jack McGee, Monica Rivas, Frank Davilla. |