| Downtown
81 Edo Bertoglio Quinzaine des Réalisateurs
|
|
| Depuis
le Basquiat de Julian Schnabel, sorti voici trois ans, le grand public semble
sintéresser vivement à la personnalité du peintre
américain dorigine haïtienne. Il est vrai que toutes les
conditions nécessaires au processus de mythification sont désormais
réunies pour promouvoir le personnage. Talent précoce, remarqué
et élu par Warhol, Jean-Michel Basquiat commence par écrire
sur les murs de Brooklyn avant de révolutionner lart contemporain,
notamment par lapport dune culture assez proche du mouvement
hip-hop originel. Sa mort prématurée en 1988 achèvera
de licôniser selon le mystère de la trinité rébellion/génie/sida. |
Si le film
de Schnabel ne reste pas gravé dans les mémoires en dépit
de réelles qualités, sa valeur de témoignage est
infiniment préférable à celle de ce petit brouillon
goguenard, torché avec malice mais sans talent. Cest un comble,
si lon considère quici cest le vrai Basquiat
qui joue son propre rôle ! Filmé avec les pieds et passablement
ennuyeux, Downtown 81 ne se voit que comme un documentaire sur les eighties
dans les milieux branchés de New York, dans lequel les guest stars
(Debbie Harry, Kid Créole, Tuxedo Moon,
) semblent sêtre
malencontreusement égarées. |
||
|
1h15 - Etats-Unis - Scénario : Glenn O'Brien - Images : John Mc Nulty - Décor : Maripol - Son : Robert Mayer - Montage : Pamela French - Interprètes : Jean-Michel Basquiat, Deborah Harry, David McDermott. |