| Faites
comme si je n'étais pas là Olivier Jahan Quinzaine des Réalisateurs
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| Des immeubles la nuit. Des appartements éclairés. Des disputes, des amoureux et des secrets et Eric, 18 ans, qui, depuis sa chambre, espionne toute cette vie avec sa paire de jumelles. Mais le jeune voyeur qui ne se limite pas au seul fait de regarder, il nhésite pas à mettre des petits mots anonymes dans les bo”tes aux lettres. Depuis la mort de son père, Eric évite toute communication frontale avec sa mère, son beau-père ou ses camarades de lycée. Il préfère cette communication épistolaire dans laquelle personne ne sait qui il est. Une jeune fille facile sintéresse à sa personnalité solitaire et mystérieuse et tente de le faire parler sur ses propres sentiments et non plus de jouer avec ceux des autres. |
Olivier Jahan
tenait sans aucun doute une histoire passionnante et étrange en
plaçant au centre de son film un Eric mystérieux, ma”tre
dorchestre de toute une population quil manipule avec ses
petits mots de la destinée. Mais à vouloir trop embrasser
de thèmes, il sembourbe dans une histoire qui perd toute
crédibilité : voyeurisme, mort du père et (bien sûr)
refus du beau-père, alcoolisme et éveil sexuel, lhomosexualité
Les poncifs saccumulent. La mise en scène est sensible mais
sans relief et ne permet jamais de transcender le film. Néanmoins
pour une première réalisation, le travail est louable. Et
puis, les Emma De Caunes, JK Regnier et Sami Bouajila interprètent
avec justesse des personnages complexes. |
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1h41 - France / Italie - Scénario : Olivier Jahan, Michel C. Pouzol - Images : Gilles Porte - Décor : André Fonsny - Son : Cyril Moisson, Stéphane Tiébaut - Musique : Milos Corsiny - Montage : Nathalie Langlade - Interprètes : Jérémie Renier, Aurore Clément, John Leysen, Emma de Caunes, Nathalie Richard, Sami Bouyajila, Pierre Berriau. |