| Tout
va bien, on s'en va Claude Mouriéras Quinzaine des Réalisateurs
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| Laure,
Béatrice et Claire sont surs et vivent à Lyon : trois
tempéraments, trois itinéraires différents mais qui
restent soudés, malgré les petites querelles vite oubliées
pour raison d'esprit de famille. Laure est l'a”née et a tendance
à se prendre pour la mère, Béatrice étale un
peu sa réussite professionnelle, Claire galère pas mal en
attendant que ses talents de pianiste soient reconnus. Chacune essaie de
vivre dans un assez bel enthousiasme, jusqu'au jour où un revenant
va faire éclater toute leur fragilité. L'assurance affichée
se trouve à la merci d'une histoire de famille qui va tourner à
un règlement de compte que personne n'a vraiment voulu. Louis, le père, revient donc après quinze ans d'absence pendant lesquels il s'est fait une nouvelle vie. Claire est sa première cible : elle est la plus jeune et a sans doute moins été marquée que ses surs par l'ancienne rupture. En effet, les retrouvailles avec Laure, puis Béatrice vont faire se rouvrir les plaies et les blessures qui les hantent depuis leur adolescence. La rancur et la haine ab”ment tout sur le passage de Louis, qui s'impose comme un héritage dont elles ne veulent pas mais auquel elles ne peuvent échapper. Chacune à leur façon, elles vont vivre le poids de cette paternité qu'elles ont tout fait pour gommer de mémoire. |
Avec ce quatrième
personnage, la petite famille éclate et le mal des mots, depuis
si longtemps enfouis au plus profond d'elles-mêmes, va faire son
uvre : ces mots-là, que l'on sait amplement mérités
défoulent dans un premier temps, puis, au lieu de produire l'effet
escompté, viennent torturer à petits feux celles qui les
ont prononcés. |
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1h36 - France - Scénario : Claude Mouriéras - Images : William Lubtchansky - Décor : Vouter Zoon - Son : Jean-Pierrre Duret, Brigitte Taillandier - Montage : Monique Dartonne - Interprètes : Michel Piccoli, Miou-Miou, Sandrine Kiberlain, Natacha Régnier. |