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la verticale de l'été Tran Anh-Hung Sélection Officielle Un Certain Regard |
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| On
attendait avec curiosité le troisième long métrage
de Tran Anh-Hung, jeune réalisateur d'origine vietnamienne, après
le succès public et critique de L'odeur de la papaye verte
(déjà à Cannes et Caméra d'Or 1993) et le flop
de Cyclo (Lion d'Or à Venise en 1995 quand même !). A l'origine de son nouveau film, une ville Hanoi et un souvenir : les siestes de son enfance, l'été, heures propices à la rêverie, quand le soleil est au zénith (la verticale du titre). Le réalisateur, lors de la présentation du film en début d'après-midi, a d'ailleurs souhaité, non sans humour, une bonne sieste aux spectateurs ! Pourtant cet aspect du film, qui allie sensualité orientale, indolence du rythme, richesse des couleurs et des textures, est le plus réussi et seulement gâché par une certaine joliesse photographique. |
On ne saurait
en dire autant de l'intrigue : ces secrets et confidences de trois sours
sur les aléas de l'amour (tentation de l'inceste pour la plus jeune,
aventures extra conjugales pour les a”nées et leurs maris),
tardent à s'installer et ne passionnent jamais, malgré la
qualité de l'interprétation. La lassitude gagne et l'émotion
n'est pas au rendez-vous. Dommage. |
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| 1h52 - France/Vietnam - Scénario et dialogue : Tran Anh Hung - Images : Mark Lee - Décor : Beno”t Barouh - Musique : Ton that Tiet - Montage : Mario Battistel - Interprètes : Tran Nu Khe, Nguyen Nhu Quyn, Le Khan, Ngo Quong Hai, Chu Hung, Le Tuan Anh. |